La mobilité électrique

Mobilité : capacité, propriété, caractère de ce qui est en mouvement (Larousse). Ainsi on aborde ici les déplacements spatiaux en véhicules électriques (voitures, vélos, deux roues…).

Economie
La mobilité électrique touche tellement de secteurs d'activité (l'automobile, avec les voitures, le bâtiment avec les bornes de charge, les électriciens…), qu’elle est un facteur de croissance important.

Elle offre de nouvelles opportunités de marché à des secteurs qui peuvent être en perte de vitesse.
Energétique
Deux maitres mots : indépendance et rendement

Indépendance tout d’abord car le mix énergétique français permet une production d’électricité qui couvre l’ensemble des besoins (même avec un développement fort de la mobilité électrique).

Rendement ensuite puisque 80% de l’énergie produite par un véhicule électrique sera transmise aux roues. Pour un véhicule thermique ce taux n’est que d’environ 17%. Un véhicule thermique perd donc énormément d’énergie en chaleur.
Politique
Le développement de l’électro mobilité est une question éminemment politique, puisque les différentes aides proposées par un gouvernement permettent une montée en puissance ou au contraire une stagnation voire un déclin du marché. En France, des aides à l’achat ont permis un décollement des ventes. Ce décollement promet de se maintenir puisque des projets de mesures incitatives sont en discussions :

  • Installation de nouvelles bornes de charge : 7 millions d’ici 2030 (10 000 d’ici la fin de l’année).
  • Majoration du bonus pour l’achat d’un véhicule électrique pour les particuliers. Le bonus pourra atteindre jusqu’à 10 000€ pour un achat de véhicule électrique. Attention, cet achat devra être accompagné de la séparation d’un véhicule diesel.
  • Avantages fi scaux aux particuliers du 1er aout 2014 au 31 décembre 2015, à hauteur de 30% pour l’installation d’une borne charge.
  • Aide aux collectivités 5 milliards d’euros vont être alloués pour fi nancer les projets des collectivités territoriales souhaitant investir dans les transports durables.
  • Exemplarité : renouvellement des parcs en électrique ou hybride
Scientifique
L’axe principal de recherche reste la batterie.
Augmentation de l’autonomie, diminution du temps de rechargement, augmentation de la longévité et de la puissance, diminution des coûts, diminution de son empreinte écologique ; voilà les axes de réflexion. Certains axes sont d’ores et déjà en pleine progression comme les coûts des batteries, qui en 2 ans ont déjà perdu 20% de leur prix (baisse qui selon toute probabilité continuera au moins jusqu’en 2020).
Santé publique
Diminution des risques liés aux pollutions :

  • La pollution aux particules est responsable de 400 000 morts prématurés en Europe, 42 000 en France (Commission Européenne)
  • elle diminue de 10 ans d’espérance de vie (Commission Européenne)
  • elle est responsable de 100 000 hospitalisations en plus en France (Commission Européenne)
  • Le diesel accroit les risques de cancer (notamment le cancer du poumon et de la vessie) (OMS)
A l’échelle locale (proportion par rapport au national), la pollution atmosphérique est responsable de 1 000 morts prématurés en Bourgogne et 160 pour l’agglomération de Dijon.
Amélioration des conditions de travail en diminuant la pénibilité de certaines tâches (très vrai pour les facteurs).
Environnement
Les transports routiers sont responsables de 20 à 30% des gaz à effet de serre.
Grace au mix énergétique français et aux véhicules électriques, on pourrais diviser par 8 ces émissions (les VE étant décarbonés).
Néanmoins, un VE n’est pas totalement « vert ». En effet, au même titre qu’un véhicule thermique, un véhicule électrique polluera pendant sa phase de construction et sa fin de vie.
A noter toutefois les progrès en termes de recyclage, avec une forte R&D qui planche actuellement sur le sujet avec des solutions telles qu’une seconde vie pour les batteries par exemple.
En résumé, en France le véhicule électrique est moins polluant sur toute la durée de vie (de la conception à la destruction) qu’un véhicule thermique : Bilan cycle de vie en France pour 150 000 km (ADEME) : 10 t de CO2 pour une voiture électrique contre 22 t pour un véhicule diesel et 27 t pour une voiture essence. N’oublions pas non plus, les rejets d’hydrocarbures qui favorisent la dégradation du milieu (noircissement des murs par exemple), et le bruit des moteurs. Avec la mobilité électrique ces deux aspects sont purement et simplement solutionnés.

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